Que sont-ils devenus ?

Interview Carolane Jacquemard promotion 14

 

- Dans quelle promotion étais-tu ?

 Étant sortie de l'école en 2017, je suis issue de la promotion 14.

- Quel était ton rôle à Biotika ? Sur quel projet travaillais-tu ?

A Biotika j'étais ingénieure R&D et j'ai principalement travaillé sur un projet de masque d'endoscopie, ce projet avait fait suite à mon sujet de stage hospitalier.

- Quel est ton métier aujourd'hui ?

 Aujourd'hui je suis ingénieure R&D/Cheffe de projet dans le domaine de l'orthopédie externe, ce domaine étant mon domaine d'origine puisqu'avant de rentrer à l'ISIFC j'étais orthoprothésiste. J’interviens donc dans le développement de projets d'orthèses (corset de correction de scoliose, releveurs en carbone...) ou de composants de prothèse (jambe mécatronique, esthétique de prothèse...).

- Qu'est-ce que Biotika t'a apporté ?

Pendant cette période au sein de Biotika, j’avais vraiment réalisé que travailler en R&D ce n'est pas travailler seul dans son coin mais être en lien étroits avec les différents services, qu’on ne va pas simplement chercher des solutions "innovantes" mais également étudier la faisabilité technique et économique des solutions, parfois les modéliser et les tester… Pour moi Biotika a également démystifié le terme d’ingénieur et a en partie permit d’éclaircir ce que pouvait contenir les fonctions « d’ingénieur R&D », « chef de projet », « ingénieur qualité » … c’est une bonne première immersion en industrie du DM.

Je ne regrette pas d'avoir fait ce module pendant mon passage à l'ISIFC, je pense que ça m'a permis d'être moins perdue lors de ma première prise de poste. Avec un point de référence concernant le fonctionnement des différents services au sein d’une entreprise, c’est plus simple de savoir où aller chercher les informations dont on a besoin pour bien intégrer ses fonctions et faire avancer ses projets.

- Qu'est ce qui te plait dans le métier d'ingénieur ?

Voilà une grande question ! Fondamentalement ce qui me plait dans mon métier est également ce qui me plait dans le métier d'orthoprothésiste, j'aime le fait d'améliorer la vie des patients en situation de handicap. J'aime l'idée que les produits/process sur lesquels je travaille ont une application directe et peuvent changer la vie de quelqu'un. Même si c'est pour une seule personne, l'impact est réel.
J'aime également le fait d'avoir pu concrétiser le projet professionnel que je m'étais construit en entrant à l'école d'ingénieurs.
Si on se penche plus précisément sur mes fonctions, j'aime la diversité des missions sur lesquelles je suis amenée à intervenir et la variété des relations internes et externes que l'on peut trouver au sein de Proteor. Personnellement je trouve la recherche de solutions/concepts/matériaux stimulante, et le positionnement en interface entre les professionnels de santé au sein du réseau d'appareillage et les équipes techniques de développement très enrichissant.

Crédit photo Carolane Jacquemard.

 

Interview Quentin Monnot promotion 14

 

- Pourquoi avez-vous été attiré par le domaine du génie biomédical et plus particulièrement par l’orthodontie ?

Le domaine de la santé est un domaine en essor constant, et demandant sans cesse de nouveaux produits ou de nouvelles technologies, afin d’améliorer les soins et la qualité de vie de l’homme. L’ISIFC proposant une formation de génie biomédical très
complète, en passant par de la R&D mais aussi de la qualité et des affaires réglementaires, c’est pourquoi je me suis tourné vers cette école en sortant de ma classe préparatoire.      

Suite à mon expérience chez Biotika® et mon stage de fin d’études pour InnOralis, j’ai vite compris que le domaine dentaire était un domaine très complexe, où l’innovation était incomplète et non évolutive, les produits proposés restant dans une routine sans réelle plus-value et qui n’est pas adaptée à la pratique.

Le concept d’InnOralis est la réponse parfaite à ce besoin d’innovation dans le domaine dentaire afin de proposer des produits demandés par la profession.

- Quelle expérience retirez-vous de votre implication dans l’entreprise universitaire Biotika® de l’ISIFC à travers vos différents projets ?

Biotika® nous permet, en tant qu’étudiant, d’être déjà intégré au monde industriel qui nous attend à la sortie de l’école. Cette expérience nous permet de comprendre les attentes d’un industriel vis-à-vis d’une demande client, les points clés nécessaires au
bon développement du produit et de commencer à se forger une logique de fonctionnement adaptée au terrain. Nos missions, en relation avec des industriels partenaires compétents, nous apportent une réelle expérience et un savoir-faire du domaine du biomédical avant même d’être actif professionnellement.

- Quel est selon vous le défi médical que suscite le domaine de l’orthodontie ?

Le domaine de l’orthodontie est un domaine très complexe et qui joue un rôle très important dans notre vie au quotidien. La santé bucco-dentaire concerne l’alimentation, l’hygiène de vie mais aussi l’intégration sociale. L’orthodontie corrige et traite toutes les déformations, malformations dentaires qui impactent négativement sur ces différents aspects. Malgré quelques innovations de rupture, l'innovation continue dans le domaine dentaire est peu présente au quotidien, et beaucoup de produits n'ont que peu évolué. L'innovation est actuellement une source de différenciation et de marketing alors qu'elle devrait être en premier lieu une source d'amélioration pour améliorer et faciliter la pratique du praticien.

 

- Quelles sont les forces et les challenges d’un exercice professionnel pour un jeune diplômé ingénieur dans une start-up dirigée par des soignants ?

Le fait de travailler dans une start-up dirigée par des soignants donne une toute autre vision de l’entreprise. En effet, les idées de projets et de produits émergent directement du corps médical et les produits ainsi développés sont adaptés au terrain, à la demande et à la pratique du professionnel de santé. Les rôles habituels sont alors inversés, ou plutôt, remis dans le bon ordre : on développe un produit adapté à la pratique, et non pas une pratique qui doit être adaptée au produit.

De plus, tous nos développements sont soumis à des étapes clés à un avis de professionnels de santé afin de confirmer, ou d’améliorer, les critères du produit. Le plus gros challenge est d’arriver à cerner tous les critères et de répondre à une demande car les projets soumis sont souvent « bridés » par la vision du professionnel de santé uniquement adaptée à son besoin personnel.

Crédit photo InnOralis.